Solidarité

Le Bureau d’Aide Sociale 

A partir de la fin des années 50, le Bureau d’Aide sociale venait en aide aux nécessiteux, les secourant par des aides en nature et en argent. Il a participé, avec le Conseil, le Secours Catholique, les Vieux Travailleurs, à la confection des colis de fin d’année pour tous les Anciens.

L’esprit Jean Prouvé 

De 1957 à 1970, Jean Prouvé est appelé pour occuper la chaire d’Arts appliqués du Conservatoire national des arts et métiers à Paris. Intéressé depuis toujours par la pédagogie, il met en place un enseignement qui illustre son approche industrielle de la construction, en s’appuyant sur l’analyse d’« objets techniques », de l’automobile à la construction, souvent à partir de ses propres expériences. C’est aussi pour lui l’occasion de formuler ses préoccupations concernant l’intégration du bâti à l’environnement. Ce fut aussi un patron humaniste voire… utopiste. Innovant en tout cas. À Nancy, puis à Maxéville. Octroyant à ses salariés les congés payés avant 1936 et promoteur de l’intéressement. L’expérience prit fin lorsque l’Aluminium Français rentre en 1952 dans le capital de son entreprise

Le Foyer du Jeune Ouvrier

Le « Foyer du Jeune Ouvrier, au Grand Sauvoy » (F.J.O.), aujourd’hui appelé tout simplement « Grand Sauvoy », a été fondée en 1920 par le père François Malquin, à la demande de l’évêché, pour pallier les dangers moraux et sociaux dont risquaient d’être victimes les jeunes gens qui avaient quitté le monde rural pour le monde industriel du fait des mutations économiques. Ils n’avaient souvent pas de qualification professionnelle particulière, mais étaient parfaitement employables dans le contexte industriel de l’époque et capables d’accéder à l’autonomie. Il en résultait que le F.J.O. parvenait à s’autofinancer et donc pouvait définir lui-même les principes et les modalités de son action professionnelle et plus largement promotion humaine. Hélas, les transformations du monde économique au cours des dernières décennies ont considérablement changé la perspective. Elles ont entraîné l’apparition d’une population de jeunes sans travail, d’employabilité jugée quasi-nulle eu égard aux nouvelles conditions socio-économiques, et en conséquence insolvables. Aussi, le F.J.O., pour pouvoir continuer son action, a été amené à partir de 1974 à faire appel à des financements publics en ayant fait comprendre au législateur la nécessité d’une intervention publique fondée sur la solidarité.

L’Institution Jean-Baptiste Thiéry 

Jean-Baptiste Thiéry est né à Nancy le 30 Août 1803 et décède le 13 Juillet 1889.
Entrepreneur de bâtiment, il cessa son activité en 1849, et se consacre à sa passion : les livres et objets d’arts lorrains. Il se constitua la plus riche collection d’ouvrages sur la Lorraine, qui fut par la suite léguée à la Ville de Nancy.
Propriétaire d’une très vaste propriété sise Grande Rue à Maxéville, Jean-Baptiste Thiéry avait formulé le vœu qu’après sa mort, son patrimoine soit légué à une œuvre caritative.
En 1891, son fils, Claude Emile Thiéry, un artiste peintre, graveur, ancien conservateur du Musée de Nancy, et ami d’Ernest Bichat, doyen de la Faculté des Sciences et Conseiller général, lègue, par testament sa propriété de Maxéville et 125 000 francs, pour y créer une maison de charité destinée aux enfants soignés à la maison départementale de secours, située rue des IV Eglises à Nancy.. Cette institution sera une annexe de la dite maison départementale. Le 3 janvier 1895, Emile Thiéry décède. Le conseil général de Meurthe-et-Moselle décide, en août, la construction de l’asile et lui donne le nom du père du donateur : Jean Baptiste Thiéry.
L’institution Jean-Baptiste Thiéry est créée le 1er mai 1900 ; le 16 mai 1900, cinq religieuses de Saint-Charles, avec la supérieure Mère Euphémie à leur tête et 54 enfants sont transférés à Maxéville, dans les bâtiments neufs de l’asile J.B Thiéry. L’immeuble parallèle à la rue de la République est occupé par la Communauté ; les deux perpendiculaires au précédent par les garçons dans l’un d’eux, l’autre, par les filles. Pourquoi ce nom donné à l’institution ? En 1976, les religieuses de Saint Charles, qui dirigeaient la Maison depuis 76 ans, cèdent la place à une direction laïque, comme elles l’avaient demandé. Et le 17 décembre 1981, une cérémonie a lieu, à l’occasion du départ des dernières sœurs restant dans l’établissement.

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