Les mines de fer et les hauts-fourneaux

1. La Mine de Maxéville.
La mine de Maxéville ou « Mine des Allemands » ou encore « Mine des Prussiens » (mine avec entrée à flanc de coteau – superficie de 235 Ha) dont la concession fut achetée en 1864 par JJ Lablé, Maître des Forges à Airsain (Grand Duché du Luxembourg) et à Gorcy (Moselle, à l’époque, Allemande) passa au nom de la « Société des Forges de Sarrebrück et des Mines de Luxembourg » à Burbach (Allemagne) en 1867.
L’entrée principale de la mine se trouve à flanc de coteau en face du cimetière, rue de la Justice, à Maxéville. Elle n’a pas de Hauts Fourneaux sur place et le minerai est envoyé par un transporteur aérien vers le canal, puis chargé dans des camions pour être acheminés par train ou par péniche jusqu’à l’usine de Burbach.
En 1911, l’ARBED rachète la concession. Elle fermera en 1914 à cause de la guerre. Avec la concession de Boudonville, elle continuera de se développer. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, un directeur allemand sera nommé et elle ne fermera pas. La mine sera modernisée en 1953 permettant de passer sa production de 9,13 tonnes par jour en 1958, à 16,15 tonnes par jour en 1961.
Néanmoins, elle fermera en septembre 1966 et les entrées furent condamnées en 1988.
2. Les Haut Fourneaux du Pont Fleury.
Dans les années 1860-1870, alors que les faibles ressources belges en minerai de fer s’épuisent, des entreprises wallonnes installent leur siège en Lorraine pour exploiter les gisements particulièrement importants qui y ont été découverts. L’aventure de la société Aulnoye est typique de processus d’extension. Fondée en 1858 par Eugène Godin, elle reprend à la Société de Somme et Vezin, les mines de fer de Vézin près d’Andenne et achète les Hauts Fourneaux d’Aulnoye près de Maubeuge.

Hauts-Fourneaux, côté Canal, avant 1910.
Elle développe ses activités avant d’implanter une nouvelle usine sidérurgique à Maxéville, en 1867, peu après l’achat de la concession de Boudonville.
L’usine produisait de la fonte d’affinage (40 000 tonnes en 1880 et 65 000 tonnes en 1990). Mais aucun laminoir ni aucune aciérie ne se développeront à proximité.
Vu le mauvais rendement du minerai de Boudonville, elle s’alimentera de plus en plus avec le minerai d’Amermont.
Les Hauts Fourneaux fermèrent une première fois pendant la Grande Guerre, puis définitivement en 1939. Ils furent entièrement démontés en 1965.
3. La Mine de Boudonville.

Entrée de la Mine de Boudonville, avant 1910. L’entrée de la Mine de Boudonville se situait à côté de la nouvelle église. La personne, à droite au 1er plan, serait Paul Richard, comptable de la mine, puis maire de Maxéville. A noter, également, la statue d’un saint, à déterminer, au dessus de l’entrée de la mine.
La Mine de Boudonville ou « Mine des Belges » (mine avec entrée à flanc de coteau – superficie de 430 Ha) constitue une des quatre concessions minière pour laquelle une demande parvint en mairie de Maxéville en 1862 (deux autres correspondait à la concession de Maxéville, exploitée entre autres par l’ARBED).
La demande de concession émanait de Monsieur Victor Sépulchre, administrateur délégué de la société Vézin Aulnoye (un de ses fils, Gabriel Sépulchre de Condé, possède une fiche biographique sur le site de l’Ecole des Mines de Paris qui donne des informations intéressantes sur cette famille au destin exceptionnel : les Sépulchre ; deux sites web tenus par des représentant contemporains de la famille Sépulchre sont accessibles ici et sont une mine d’informations, de documents d’archives et de photographies en rapport avec l’activité de cette famille à Maxéville).
L’entrée principale se trouvait à côté de l’église de Maxéville. Le minerai était acheminé aux Hauts Fourneaux du Pont Fleury par un petit train de wagonnets qui passaient sous l’église de Maxéville, longeait les jardins jusqu’à la place de la République, descendait le long de la rue Charcot, passait sous le pont SNCF puis longeait la rue de Metz jusqu’au Pont Fleury.

Employés des Hauts Fourneaux, vers 1890. Le minerai de fer, extrait de la mine de Boudonville, dite « la mine des Belges » était acheminé par wagonnets, à travers Maxéville jusqu’aux hauts fourneaux près du Pont Fleury.
La qualité du minerai de Boudonville étant moyenne (trop silicieux) il fut de moins en moins utilisé au profit du minerai d’Amermont.
La mine fermera une première fois en 1914, faute de main-d’œuvre. En 1919, elle fut exploitée, en partie, par la société ARBED, puisque les deux concessions se touchaient. L’entrée de la mine ne servait plus qu’à l’extinction du calcite nécessaire à la production du Coke.
Elle fermera une seconde fois en 1939 et ne rouvrit plus.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter ce document de 1900 relatif à la Société Anonyme Vezin-Aulnoye.

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