La démarche de l’atelier Mémoire

Le projet « Mémoire de Maxéville » a vu le jour en 2001. A l’origine, il a une triple vocation :
-          réaffirmer l’identité communale jusque là malmenée
-          valoriser un patrimoine
-          sauvegarder une mémoire (celle des anciens habitants de la commune)

L’idée de départ fut de constituer un fonds documentaire numérique à partir des fonds photographiques privés des habitants de la commune, enrichit de leurs témoignages et souvenirs. En 2001, un partenariat avec le Conservatoire Régional de l’image et l’IUFM de Lorraine est imaginé mais il n’aboutira pas vraiment. Néanmoins, les bénévoles se dotent d’une procédure pour numériser et classer les photos et les commentaires recueillis. Ce projet utilise ainsi les nouvelles technologies de l’informatique et propose une valorisation patrimoniale originale.

L’une des principales caractéristiques de cette démarche est de mobiliser une catégorie de la population, porteuse d’une mémoire vivante et une autre, en quête d’identité. Ainsi s’engage une réflexion sur le sens du « vivre ensemble » sur un même territoire (cohésion sociale) et sur ce qui fonde un sentiment d’appartenance (transcendance historique). Cette action vise à la re-fondation d’une identité commune et partagée, inscrite dans le passé industriel de la commune et son appartenance au bassin de vie Nancéien dont elle dépend intensément et qui participe en même temps à son écartèlement en quatre quartiers distincts.

Ces quartiers correspondent à des périodes différentes de l’évolution de la commune. En effet, la commune est composée de quatre quartiers ayant chacun une entité très forte : le centre, le quartier des Aulnes situé face au quartier du Haut du Lièvre, sur le territoire de Nancy, le quartier Meurthe et Canal tourné vers le faubourg des Trois Maisons à Nancy et le quartier Champ le Bœuf dont le territoire est situé en partie sur Maxéville et en partie sur Laxou. De plus, ville de banlieue, Maxéville est également une ville de transit avec la présence sur son territoire d’une nationale (RN57), d’une autoroute (A31), de deux voies ferrées, du canal et dela Meurthe.Lepassage d’un quartier à l’autre est donc difficile, difficulté encore renforcée par le fait que les différents secteurs de la commune ne sont pas reliés entre eux par les transports en commun. Le développement communal s’inscrit ainsi dans un long cheminement où à chaque étape, s’est posé la question de l’identité de la commune, notamment lors de la création dela ZACdu Champ Le bœuf ou le développement des Vigroux, voire à l’arrivée de la bretelle de l’autoroute en plein cœur de ville. Cette construction historique se regarde aussi à travers la mémoire des habitants et donne une perspective nouvelle lorsque les questions urbaines d’aujourd’hui se posent. La création du quartier Solvay sur le plateau en est une belle illustration.

L’objectif général est donc de recueillir, conserver et valoriser tous les éléments appartenant à la mémoire collective de Maxéville avec la création d’un fonds documentaire numérique constitué de photos appartenant aux Maxévillois. La finalité de cette action est de préserver et valoriser le patrimoine local et de mener une réflexion sur l’identité et le sentiment d’appartenance des habitants de Maxéville (travail autour du lien social et des échanges inter-générations). Ce fonds est ensuite à disposition pour l’organisation d’actions valorisant ce patrimoine : expositions, édition d’un recueil de photographies, réalisation d’un documentaire vidéo … ou pour alimenter une réflexion sur l’évolution de la commune (l’histoire de Darnys à l’occasion des cérémonies du 15 septembre, l’histoire des associations communales à l’occasion du « Tout Maxéville au zénith », par exemple) ou une manifestation particulière (travail autour de l’histoire de la fraise pour la traditionnelle « fête de la fraise », par exemple).

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